5 signes que vos outils numériques vous coûtent plus qu’ils ne rapportent

Votre entreprise utilise un CRM. Un outil de facturation. Un tableur pour le suivi. Un autre pour les congés. Probablement une messagerie d’équipe. Et peut-être encore deux ou trois trucs dont personne ne se souvient avoir souscrit l’abonnement.

Le problème, ce n’est pas d’avoir des outils. C’est que ces outils, au lieu de vous faire gagner du temps, finissent parfois par vous en coûter davantage.

D’après le Baromètre France Num 2025, 78 % des dirigeants de TPE-PME sont convaincus que le numérique leur apporte des bénéfices réels. Mais dans le même baromètre, la part des entreprises qui consacrent un budget dédié au numérique est en léger recul. Et surtout, 19 % déclaraient déjà en 2022 que le numérique leur faisait perdre du temps — un chiffre en hausse de 7 points par rapport à l’année précédente.

Alors comment savoir si vous êtes du bon côté de la bascule ?

Signe n°1 — Personne ne sait combien vous payez au total

Faites l’exercice. Additionnez tous vos abonnements logiciels du mois dernier : comptabilité, CRM, e-mailing, stockage cloud, visio, gestion de projet, signature électronique… Si vous mettez plus de 15 minutes à retrouver tous les montants, vous avez déjà votre réponse.

Dans une PME de 10 à 15 personnes, on constate régulièrement entre 8 et 15 abonnements SaaS actifs. Certains sont dupliqués (deux outils de stockage, par exemple), d’autres ne sont tout simplement plus utilisés par personne. Mais la carte bleue, elle, continue de passer tous les mois.

Ce qu’il faut vérifier : listez chaque abonnement, son coût mensuel, et le nombre de personnes qui l’utilisent réellement. Pas “qui y a accès” — qui l’utilise. Vous allez probablement découvrir quelques surprises.

Signe n°2 — Vos équipes ressaisissent les mêmes données partout

C’est le grand classique. Un commercial entre un contact dans le CRM. L’assistante recopie les infos dans le tableur de suivi. Le comptable les ressaisit dans le logiciel de facturation. Trois personnes, trois saisies, une seule et même information.

Selon France Num, la tâche de saisie de données est l’un des premiers candidats à l’automatisation identifié par les experts. Et pour cause : chaque ressaisie, c’est du temps perdu et un risque d’erreur. Un numéro de téléphone inversé ici, un nom mal orthographié là — et votre relance client tombe dans le vide.

Le vrai coût : ce n’est pas juste le temps de saisie. C’est le temps passé à retrouver pourquoi les données ne correspondent pas entre deux outils, à corriger les erreurs en aval, et la perte de confiance dans vos propres données.

Signe n°3 — Vous avez des “experts” de chaque outil (et personne ne les remplace)

Marie est la seule à maîtriser le CRM. Thomas est le roi du tableur de planification. Quand Marie est en congé, personne ne met à jour les fiches clients. Quand Thomas est malade, la planification s’arrête.

Ce n’est pas un problème de compétences — c’est un problème de dépendance. D’après une étude de l’Observatoire Pix publiée en mars 2025, 60 % des salariés français ne possèdent pas les compétences numériques suffisantes pour utiliser efficacement les outils de leur entreprise. Et 20 % sont en grande difficulté sur des tâches aussi basiques que télécharger un document ou naviguer dans une arborescence.

Résultat : votre stack d’outils tient sur les épaules de deux ou trois personnes, et quand elles ne sont pas là, tout ralentit.

Signe n°4 — Vos outils ne se parlent pas entre eux

Vous avez un outil de prise de rendez-vous. Un CRM. Un outil de facturation. Mais quand un prospect prend rendez-vous, il ne se crée pas automatiquement dans le CRM. Et quand un deal est gagné, la facture ne se génère pas toute seule.

Chaque outil vit dans son silo. Et entre chaque silo, c’est vous — ou votre équipe — qui faites le lien, à la main, plusieurs fois par jour.

Les outils modernes proposent pourtant des API et des intégrations (Zapier, Make, Activepieces…) qui permettent de les connecter sans écrire une seule ligne de code. Mais encore faut-il savoir que c’est possible, et prendre le temps de le mettre en place.

Signe n°5 — Vous ne pouvez pas répondre à “combien de leads on a eu ce mois-ci ?”

Si cette question simple nécessite d’ouvrir trois outils différents, de croiser deux tableurs et de demander à quelqu’un “tu avais pas noté ça quelque part ?”, vos outils ne jouent pas leur rôle.

Les données existent. Elles sont juste éparpillées. Et des données éparpillées, c’est comme pas de données du tout : vous pilotez à vue.

D’après le Baromètre France Num 2025, 64 % des TPE-PME exploitent leurs données financières et 53 % celles liées aux clients et ventes. Ça progresse. Mais l’usage reste largement descriptif — très peu d’entreprises utilisent leurs données pour anticiper ou décider. Le potentiel est énorme, mais il commence par une chose simple : centraliser l’information.

Alors, on fait quoi ?

Si vous vous êtes reconnu dans deux ou trois de ces signes, pas de panique. Vous n’avez pas besoin de tout changer du jour au lendemain, ni de racheter une suite logicielle à 50 000 €.

La première étape, c’est un état des lieux. Un vrai. Pas un audit de trois mois avec des consultants en costume — un diagnostic concret, en 30 minutes, qui identifie vos principaux points de friction et vos gisements de temps.

C’est exactement ce qu’on propose chez Agilteem avec notre session stratégie gratuite. On regarde ensemble votre écosystème d’outils, on identifie ce qui coince, et on vous propose un plan d’action réaliste. Pas de jargon, pas de PowerPoint de 80 slides — des actions concrètes.


Prochaine lecture recommandée : Comment auditer vos outils numériques en 5 étapes — la méthode pas à pas pour faire le tri dans votre stack.


Publié par Agilteem · Mars 2026