SaaS ou self-hosted : quel hébergement pour les outils de votre PME ?
Ouvrons la boîte de Pandore. Vos données — celles de vos clients, vos devis, vos échanges commerciaux, votre pipeline de vente — où sont-elles physiquement ?
Si vous utilisez Salesforce, elles sont chez AWS, probablement en Virginie. Si vous utilisez HubSpot, idem. Google Workspace ? Centres de données Google, répartis entre l’Europe et les États-Unis. Votre petit outil de facturation trouvé sur Product Hunt ? Honnêtement, vous n’en avez aucune idée.
Ce n’est pas forcément un problème. Mais ça mérite d’y réfléchir.
SaaS : le confort a un prix
Le modèle SaaS (Software as a Service) a révolutionné l’accès aux outils numériques. Plus besoin de serveur, d’installation, de maintenance. On souscrit un abonnement, on se connecte, ça marche. C’est ce qui a permis aux PME de s’équiper sans DSI.
Les avantages sont réels. Mise en route immédiate. Mises à jour automatiques. Support technique inclus. Pas de souci de sécurité serveur, pas de backup à gérer, pas de nuits blanches quand ça plante.
Mais le modèle a ses zones d’ombre.
Le coût s’accumule. Un outil à 50 €/mois, ça passe. Mais quand vous empilez 10 outils SaaS, vous êtes à 500, 800, voire 1 500 €/mois. Chaque année. Et le prix augmente — en moyenne de 10 à 15 % par an dans le secteur SaaS.
La dépendance est totale. Si l’éditeur augmente ses prix de 40 % (ce qui arrive), vous payez ou vous migrez. Si l’éditeur ferme (ce qui arrive aussi, surtout pour les petites startups), vos données partent avec.
La localisation des données est floue. Beaucoup d’outils SaaS stockent les données hors d’Europe. Ce n’est pas illégal (si les garanties RGPD sont en place), mais c’est un risque réglementaire et une question de principe pour certains dirigeants.
Self-hosted : le contrôle a un coût
L’approche inverse, c’est l’auto-hébergement. Vous louez un serveur (VPS), vous y installez des logiciels open-source, et vous gérez tout vous-même.
Les avantages sont évidents. Vos données sont chez vous (ou sur un serveur européen que vous avez choisi). Pas d’abonnement mensuel par outil — juste le coût du serveur. Pas de dépendance à un éditeur. Et une liberté de personnalisation quasi illimitée.
Mais soyons honnêtes sur les inconvénients.
Ça demande des compétences techniques. Installer un CRM, un outil d’emailing, un système d’automatisation sur un serveur, les configurer, les maintenir, gérer les sauvegardes et la sécurité — ce n’est pas à la portée de tout le monde.
C’est du temps de maintenance. Les mises à jour ne se font pas toutes seules. Les bugs non plus.
C’est votre responsabilité. Si le serveur tombe un vendredi soir, c’est votre problème. Pas celui d’un éditeur avec une équipe de support 24/7.
La troisième voie : le self-hosted managé
Et c’est là qu’on arrive au modèle qu’on défend chez Agilteem. Un entre-deux qui prend le meilleur des deux mondes.
Le principe : vos outils sont hébergés sur votre propre serveur (ou un serveur dédié en Europe), avec des logiciels open-source performants. Mais quelqu’un s’occupe de l’installation, de la configuration, de la maintenance et de la sécurité pour vous.
Résultat :
- Vos données sont chez vous, en Europe
- Vous ne dépendez d’aucun éditeur SaaS
- Le coût est prévisible et maîtrisé (on parle de quelques dizaines d’euros par mois pour l’infrastructure)
- Et vous n’avez pas besoin de devenir administrateur système
Concrètement, notre stack comprend un CRM (Atomic CRM), un système d’automatisation (Activepieces), un outil d’emailing (BillionMail), un système de messagerie (WhatsApp API), un dashboard unifié — le tout hébergé sur un seul serveur, sécurisé par un système d’authentification centralisé avec double facteur.
Coût infrastructure : environ 16 €/mois. Économies par rapport à une stack SaaS équivalente : plus de 2 000 €/an.
Quel modèle pour quel besoin ?
Il n’y a pas de réponse universelle. Voici un guide rapide :
SaaS pur — adapté si vous avez une petite équipe (moins de 5 personnes), un budget outils confortable, et aucune exigence particulière sur la localisation des données.
Self-hosted managé — adapté si vous voulez maîtriser vos coûts, garder vos données en Europe, ne pas dépendre d’éditeurs tiers, et que vous êtes prêt à confier la partie technique à un partenaire.
Self-hosted pur — adapté si vous avez des compétences techniques en interne et que vous aimez avoir les mains dans le cambouis.
La question à se poser
La vraie question n’est pas “SaaS ou self-hosted ?”. C’est : “Est-ce que ma stack actuelle me coûte trop cher pour ce qu’elle me rapporte ? Et est-ce que mes données sont en sécurité ?”
Si la réponse à l’une de ces deux questions vous gêne, c’est peut-être le moment de regarder les alternatives.
On peut en discuter lors d’une session stratégie. On compare votre stack actuelle avec ce qu’une approche self-hosted managée pourrait vous apporter — en toute transparence, sans engagement.
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Publié par Agilteem · Mai 2026
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