Facturation électronique obligatoire en 2027 : ce que les PME doivent préparer maintenant

Il y a un sujet qui dort tranquillement sur le bureau de beaucoup de dirigeants de PME. Un sujet dont on sait qu’il va arriver, dont on sait qu’il va falloir s’en occuper, mais qu’on repousse consciencieusement au trimestre suivant. Ce sujet, c’est la facturation électronique.

Et le réveil risque d’être brutal.

Le calendrier, en version claire

D’après le cadre légal précisé par France Num, voici ce qui arrive :

Depuis septembre 2026, les grandes entreprises et les ETI ont l’obligation d’émettre leurs factures au format électronique structuré. C’est déjà en cours au moment où vous lisez ces lignes.

En septembre 2027, c’est au tour des TPE et PME. Toutes. Sans exception.

“Électronique”, ici, ça ne veut pas dire “envoyer un PDF par email”. Ça veut dire émettre une facture dans un format structuré (Factur-X, CII ou UBL) qui permet un traitement automatique par la machine. C’est une différence fondamentale.

Et en 2025, seules 20 % des entreprises interrogées par France Num déclaraient émettre leurs factures dans un tel format. Autrement dit, 80 % des PME ne sont pas encore prêtes. Et il reste un an.

Ce que ça change concrètement

Aujourd’hui, votre processus de facturation ressemble probablement à ça : vous créez une facture dans un logiciel ou un tableur, vous l’exportez en PDF, vous l’envoyez par email, et vous priez pour que le client la retrouve quand vient le moment de payer.

Demain, vous devrez passer par une plateforme de dématérialisation partenaire (PDP) qui transmettra votre facture au format structuré. Le contenu sera standardisé : numéro SIREN, mentions légales, TVA, codes articles… tout doit être formaté selon un schéma précis.

Pour le dire simplement : on passe d’un document fait pour être lu par un humain à un document fait pour être lu par une machine. Le PDF reste possible (c’est le principe de Factur-X : un PDF avec des données structurées intégrées), mais il faut que les données soient là, dans le bon format, au bon endroit.

Pourquoi c’est en réalité une bonne nouvelle

Oui, c’est une contrainte. Oui, ça va demander de l’adaptation. Mais voici ce que beaucoup de dirigeants ne voient pas encore : cette obligation est une occasion en or de remettre à plat votre circuit de facturation.

Parce que si vous devez de toute façon changer vos habitudes, autant en profiter pour :

Automatiser la chaîne complète. Devis validé → facture générée automatiquement → envoyée via la PDP → statut suivi en temps réel → relance automatique si impayée. Fini le vendredi après-midi à consolider les factures de la semaine.

Réduire les erreurs. Un format structuré impose des contrôles à la source. Plus de TVA manquante, plus de numéro SIREN erroné, plus de facture envoyée à la mauvaise adresse.

Raccourcir les délais de paiement. Quand la facture arrive immédiatement, dans le bon format, directement dans le système du client, le circuit de validation est plus rapide. Et vous êtes payé plus vite.

Avoir de la visibilité. Toutes vos factures dans un système centralisé, avec des statuts en temps réel. Vous savez à tout moment combien on vous doit, depuis combien de temps, et qui relancer.

Les 4 étapes pour se préparer

1. Vérifiez votre logiciel de facturation actuel

Est-ce qu’il supporte les formats Factur-X, CII ou UBL ? Est-ce qu’il sera compatible avec une plateforme de dématérialisation ? Si votre logiciel est un tableur Excel… il est temps d’avoir une conversation sérieuse avec vous-même.

La bonne nouvelle : 69 % des TPE-PME sont déjà équipées d’un logiciel de facturation selon France Num 2025. Si c’est votre cas, contactez votre éditeur pour savoir s’il sera compatible avec la réforme.

2. Choisissez votre plateforme de dématérialisation

Vous devrez transmettre vos factures via une PDP accréditée ou via le portail public de facturation. Plusieurs solutions existent, à différents niveaux de prix et de complexité. Le critère clé : que la plateforme s’intègre avec votre logiciel de facturation existant.

3. Nettoyez vos données

C’est le point que tout le monde sous-estime. Un format structuré exige des données propres. Si vos fiches clients ont des numéros SIREN manquants, des adresses obsolètes ou des codes TVA incohérents, la migration sera douloureuse. Profitez-en pour faire le ménage maintenant.

4. Testez avant l’échéance

N’attendez pas août 2027 pour émettre votre première facture électronique. Commencez à tester 3 à 6 mois avant. Envoyez des factures de test à vos plus gros clients. Identifiez les bugs. Corrigez. Recommencez.

Ne restez pas seul face à ça

La facturation électronique n’est pas un sujet technique isolé. C’est une pièce dans un puzzle plus large : celui de la circulation fluide de vos données, de la facturation au CRM en passant par le suivi des paiements.

Chez Agilteem, on accompagne les PME sur l’ensemble de cette chaîne. Notre session stratégie gratuite est un bon point de départ pour évaluer où vous en êtes et ce qu’il faut préparer d’ici 2027.

Parce que dans un an, les PME qui auront anticipé auront un avantage concurrentiel réel. Et les autres courront pour rattraper le retard.


Lecture complémentaire : Audit de vos outils numériques : la méthode en 5 étapes


Publié par Agilteem · Avril 2026